Inconvénients de GTD

Bonjour,

Je lance un nouveau sujet sur la méthode elle meme . Le post que j’ai lu avec attention de @lkw sur le « time blocking » m’a interpellé. @lkw pourrais tu développer un peu ta méthode je la trouve interessante (j’ai un peu la même :wink: )
Aussi,

  • Que rencontrez vous comme problèmes dans votre utilisation quotidienne de GTD ?
  • Qu’est qui vous bloque ?
  • Qu’avez vous trouvé comme solution ?

De mon coté ce qui me géne le plus c’est le choix de l’action et de mes projets. La méthode des Horizons (et des contexte) ne fonctionne pas des masses chez moi (Horizons). Peut être aussi que je ne l’ai pas bien comprise ou que je n’ais pas encore trouvé la bonne façon de faire, pour l’instant…

Bon c’est sûr, dans GTD les taches agenda sont celles à faire en priorité puis on fait de façon discrétionnaire les prochaines actions par contexte. Le problème c’est que je trouve qu’on avance pas sur les sujets et puis ça bouge tout le temps. Il est tres difficile d’adapter le systeme en instantané. La vie (en tout cas la mienne) est imprévisible et beaucoup de nos résultats (dans tous les domaines d’ailleurs) sont fonction de notre capacité ou de notre acceptation à saisir les opportunités (ce que j’appelle monter dans le train ou pas…)

Voici donc ma petite recette pour éviter de tomber dans le tonneau des danaïde de GTD… :joy:

Mon habitude pour rester « scotché à la route » et éviter la "« procrastination » et « l’indécision » est d’utiliser en plus de GTD une feuille de route journalière (écrite à la main).

Cette feuille de route établie à partir d’Omnifocus (et j’insiste à la main ! -j’utilise un beau stylot Montblanc avec de l’encre noire bien visible et une feuille de bloc A4 quadrillée bon marché) est une sorte de « super liste agenda » comporte des éléments incontournables de la journée. C’est un peu ma boussole.

Je la prépare la veille au soir ou au plus tard le matin (et dans ce cas c’est la 1ere chose que je fais).

Elle est tres concrete. Elle comporte les titres suivants :

  • Mes événements du jour (rdvs)
  • Mes rdvs à venir (ceux de demain, apres demain en general sur lequel je dois faire quelque chose)
  • Mes attentes du jour des uns et des autres (WF List)
  • Mes boucles mentales : les sujets qui me viennent en tete lorsque je m’assois à mon bureau (3 ou 4 en général) exemple envoyer les relevés de ma banque au comptable 2018 (on se voit la semaine prochaine)
  • Mon check list d’habitude (procédures)
  • Mes projets du jour (sujets que je vais traiter) sous le forme Projet [DEBUT - FIN] = Planification estimative = Mon time blocking du jour façon @lkw
  • Mes appels du jours avec les numéros de telephone

Puis je tire un trait et vient mon reporting des actions realisées sous le forme :
10:30 - 11: 00 (30 mn) Reporting de Omnifocus
11:00 - 11:30 (30 mn) Traitement client X
Je barre tout ce qui est Fait / Traité au fur et a mesure et à la fin de la journée j’ecris quelques lignes sur ma journée et son avancement.

Je saisie 90% des infos dans la inbox de OF au fil de l’eau. Des que j’ai des creux je met à jour mes projets et mes listes de prochaines action dans OF et mes échéance incontournables. ex TVA le 15/06

Avec ça j’ai reussi à gerer GTD et à éviter l’effet tonneau des danaïde…

Qu’en pensez vous ? Quels sont vos trucs ?

Maj le 17/01 j’ai reussi a mettre mes rubriques de ma feuille de route (cf) dans Omnifocus

Mon approche est globalement résumée dans l’article que j’avais fait : https://lioneldavoust.com/2018/le-time-blocking-ou-comment-jai-rendu-de-la-serenite-a-ma-vie-un-peu-dingue/

Mais elle est surtout dérivée des trois articles que David Sparks avait écrit sur le sujet :
The experiment https://www.macsparky.com/blog/2018/2/the-hyper-scheduling-experiment
The mechanics https://www.macsparky.com/blog/2018/2/hyper-scheduling-mechanics
The feedback https://www.macsparky.com/blog/2018/3/hyper-scheduling-feedback

J’applique ça depuis près d’un an et cela a réellement changé ma vie. N’hésitez pas si vous avez des questions plus précises. :slight_smile:

C’est hyper interessant cette approche de Time blocking @lkw à l’usage je trouve effectivement que ça complete bien la méthode. Comme je le disais plus haut pour l’instant j’ai séparé dans ma feuille de route mon prévisionnel du realisé.

  • En pratique effectivement ça donne dans un bloc le prévisionnel (1)
    14-16 (2H) Projet XXX (echeance Date)

  • Et dans un 2 eme bloc le réalisé (2)
    14: 16:15 (2:15) Projet X j’ai fait ça et ça et ça > Il me reste à faire ça (prochaine action) stabiloté en vert (chez moi ça veut dire attente)

Je trouve que le schedule donne un cap. Une structure. Une efficacité. Une sorte de controle dans l’action (aussi bien prévisionnelle que réalisée) que ne m’apporte pas GTD.

GTD me donne bien sur le contenu du projet X éventuellement sa planification naturelle (5% des projets chez moi) et une liste de prochaines actions exemple Projet x faire ça. Mais il ne me dit pas QUAND le faire. Il laisse le choix en fonction des criteres de choix et des Horizons. Or la vie c’est compliqué. Ex ce matin j’ai un client sur un projet que j’avais prévu de traiter. Il me demande des trucs à faire (que je n’avais pas prévu). J’ai adapté immédiatement mon schedule et lorsque j’ai fini j’ai fait mon reporting dans le realisé.

Le grand reproche que je fais à GTD c’est justement l’action. Sur cette partie la cela ne correspond pas à mon mode de pensée.

Je ne veux pas me « prendre la tete » pour savoir si j’ai un téléphone, du temps, de l’energie et quelle priorité cela représente et si c’est conforme à mes horizons ou pas… Ni surtout lme poser des question… Je n’en suis plus là. La, je suis au combat, dans l’action. C’est l’energie qui se libere.

Et si il ya une liste que je deteste bien c’est ma liste de prochaines actions. Elle me perturbe plutot qu’autre chose. Pour moi c’est un simple inventaire à la prevert, surtout pas un engagement c’est juste un mesnu de restaurant pour m’aider à faire un choix si je suis en panne d’inspiration ou d’action car j’ai closé mes priorités du jour.

C’est vrai que je fais les choses d’instinct et parceque « je sens » qu’il faut le faire. Et c’est justement parceque j’ai bien bossé en amont, recensé mes projets lors de ma WR, à d’autres moment travaillé sur mes projets un par un, inventorié mes options que je suis rassuré et que je decide ou pas « d’instinct » de foncer sur tel ou tel sujet. Bien sur, Il est possible que mon esprit évalue les options d’action mais ce processus est inconscient. En general je fais parceque je sens qu’il faut le faire.

Et mon schedule c’est juste ma map qui m’indique ou je veux aller, quand j’estime pouvoir le faire et surtout combien de temps ça risque de me prendre. Sur ma feuille de route journaliere j’ai globalement et à tres court terme, tout ce que je dois suivre, tout ce qui arrive, tout ce qui va arriver… C’est un peu comme si je voyais le film à l’avance. C’est tres rassurant et redoutablement efficace pour agir sur mes priorités du jour, même si je privilegie toujours mon instinct et l’action en fonction de l’evenement de l’instant car la vie est et reste totalement imprévisible…

Tout d’abord, soyons clair, toute approche est respectable à partir du moment où elle nous permet d’atteindre nos objectifs sans stress et avec un bon gros sentiment d’achèvement :slight_smile:

Perso je ne définis jamais à l’avance ce que je vais faire à moins que quelque chose ne m’y oblige. La force que je trouve à la méthode est justement sa capacité à me proposer à tout instant toutes mes options pour me laisser choisir celle que j’estime la meilleure. Du coup, si j’ai décidé à l’avance de ce que j’allais faire de deux heures jeudi prochain, je me mets des œillères en quelque sorte et comme je me connais, je sais par expérience qu’il y a toutes les chances du monde pour que je fasse finalement autre chose.

Comme tu le soulignes, @francois, la vie peut être complexe (pas compliquée… pas bon signe, ça, compliquée) et entre le moment où je décide quelque chose à l’avance et le moment où je me retrouve devant, plein de choses auront changé qui font que mon choix de l’époque peut avoir perdu en pertinence.

En fait mon système me permet d’être à l’aise avec le fait d’être constamment capable d’improviser, justement pour répondre aux attentes de la vie. Ce qui ne veut pas dire que je ne prévois jamais rien, ma WR me permet justement déjà de faire un tri entre les différents projets du moment, et le fait de revoir mes listes ainsi que mes horizons régulièrement me permet d’accéder aussi à l’instinct pour justement savoir tout le temps là où je dois mettre mon effort.

Donc quand je me bloque du temps à l’avance, contrairement au time blocking décrit par @lkw, je ne décide pas ce que j’en ferai à l’avance pour autant : je déciderai sur le moment. C’est plus réaliste. Ma liste de prochaines actions est un rappel toujours disponible de toutes mes options, ce qui me permet d’être sûr que je ne vais pas passer à côté d’un truc important juste parce qu’un imprévu vient de se pointer qui, pris tout seul sur le moment, peut paraître plus important alors qu’il ne le serait pas.

Ce qui se passe dans la vraie vie, c’est que quand un projet est réellement important c’est de toute façon toujours l’action qui lui appartient que j’aurais choisie dans ma liste. Donc en fait, en ne décidant pas à l’avance, je m’épargne un effort de décision en amont, car je sais que la décision sera de toute façon prise au meilleur moment. Quand j’ai écrit mon livre (non, rien à voir avec la somme de choses qu’écrit Lionel !, c’est beaucoup plus modeste :slight_smile: ), c’est un projet qui m’a occupé sur de grandes plages de temps contigues pendant plusieurs semaines. Pour la création du site et des différentes zones de l’espace membres, ou lorsque je crée des cours en ligne, c’est la même chose. C’est le truc majeur du moment, je sais que j’y porterai mon attention et dans le même temps je suis aussi rassuré par le fait que rien d’important « plus petit » ne passera pour autant à la trappe durant cette période.

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@Romain Merci pour ton post. Je partage aussi ton esprit de tolérance. c’est vrai qu’on à eu souvent cette discussion :joy: et c’est la que nos approches divergent un peu et que GTD me géne. Si je resume pour GTD aucune planification on agit au jour le jour en fonction des horizons et des criteres de selection contexte, temps etc… Pour moi on planifie un certain nombre de big rocks si possible au dernier moment, ce sont mes priorités ma super liste agenda et hors de question d’y déroger. C’est un vrai engagement sous reserve de Les prochaines actions sont secondaires, les autres projets aussi

Et si il y a quelque chose de plus important que ce que j’ai prévu en (1) on fait comme en bateau on change de cap simplement parce que la Meteo a changé et qu’on suit le vent…

Comme je le disais pour moi, dabs GTD la mécanique est parfaitement huilée jusqu’à l’action. Moi ce qui me gene le plus c’est d’arriver à mon bureau sans connaitre les composantes de « ma feuille de route » ça m’angoisse aussi terriblement de regarder mes 12. a 15 projets ou mes 30 aines de prochaines action et de me dire « Bon maintenant je fais quoi ? » ou pire "je vais avancer par contexte sur chacun d’eux et puis on verra ce que j’ai fait à la fin de la semaine… " ou pas… parceque la c’est la meilleure maniere pour moi, de ne rien achever du tout à la fin de la semaine et de bousiller mes efforts…

Coté psycologique, dans ce genre de situation, je suis totalement paumé et incapable de décision surtout si je passe une mauvaise journée… :rofl:

J’ai un boulot qui est un peu comme les agents de change. C’est hyper reactif. On me confie des projets ils sont parfois pour hier et je dois aller vite sinon je me fait « bouffer » par la concurrence et les conséquence sont cash et immédiates.

De plus, Oui la vie est complexe (pas compliquée) Oui ça evolue en permanence. Oui faut s’adapter mais GTD parfois, en tout cas chez moi ne suit pas… Son processus dans l’action est trop long et pire, encore une fois chez moi la prochaine action encourage la procrastination.

en fixant un cadre (feuille de route et time blocking) le jour meme ou la veille au soir je fixe un cadre de priorités et comme la majorité de mon temps est discrétionnaire je m’adapte. exemple j’avais bossé pour un rdv avec un client. Je reviens de rendez vous. De découverte on a abouti à un sujet. Il ne comprendrait pas que je ne réponde pas à nos engagements immédiatement. Je m’en occupe immédiatement bien que ça me prenne plus de 2 mn. ça prendra le temps qu’il faudra mais ce soir mon client aura ce qu’il veut et apres je passe à ma prochaine priorité.

Du coup, si je reprends ton dernier exemple, à quoi a servi le fait que tu prévoies à l’avance ce que tu feras au retour de ce rendez-vous client ? Si tu n’avais rien prévu de particulier (hormis d’être en activité :wink: ), tu aurais réagi exactement de la même manière et tu te serais épargné le fait de devoir reporter un truc que tu avais en plus passé du temps à prévoir, non ? Un simple coup d’œil rapide à une liste de contexte avant de te coller au suivi de rendez-vous (type : « yaurait pas un truc parmi mes prochaines actions qui me « mettrait dedans » si je ne m’en occupe pas avant ? ») et hop, tu réagis à ce que demande la vie sur le moment. Franchement, je n’arrive pas à concevoir d’approche plus légère sur la mise en action que celle-là (mais je conçois tout à fait de ne pas tout concevoir :wink: )

Oui, pas faux :joy: mais la j’ai traité le sujet et je reprend ma feuille de route mon dernier « gros sujet du jour » echeance demain 11:00 c’est assez confortable car tout est defini d’avance… J’ai prévu 2:00 de boulot pour ça c’est un simple decalage… Bon du coup je vais finir un peu plus tard mais le boulot sera fait… Et demain est un autre jour…

Ah ! Je crois qu’on a mis le doigt dessus ! Perso je bosse toujours aux mêmes heures, c’est-à-dire que dans mon fonctionnement je ne peux pas finir « plus tard ». Toute mon activité doit tenir entre 9 et 18, du coup le rapport n’est pas le même. Comme mon nombre d’heures n’est pas extensible, je l’approche du côté « comment remplir au mieux ce quota ? ». Ton approche me semble différente, à mon avis ceci explique (plutôt pas mal) cela.

Oui je comprend la il est 19:00 j’ai fini ma feuille de route. Tout est OK . Si je fais le bilan de la journée :

  • Je me suis fixé une feuille de route
  • J’ai fixé 3 projets essentiels à boucler avec un certain nombre de taches
  • J’en ai une qui s’est rajouté (non prévue) les demandes de mon fameux client

=> Total j’ai tout bouclé :smile: . Le temps que j’avais prévu pour chaque projet est proche de ce que j’avais évalué. :smile:

  • Tout ce qui est essentiel à été traité mais j’ai une heure de retard sur mon planning… :relieved:
  • Je n’ai pas vu une seule fois mes prochaines actions :stuck_out_tongue_closed_eyes:
  • J’ai 2 sujets dans ma ligne de mire pour demain qui ne se sont pas déclenchés. :unamused:

Maintenant je reviens à. GTD. Je saisie dans OF ma Inbox tout ce qui n’est pas fait
Je commencerai par clarifier ça demain puis je verrai ma liste de projets et mes next action
Je nettoierai les projets actifs prioritaires a la grosse
Et j’etablierai ma feuille de route pour demain avec time bloking.

Du coup y’a une chose qui m’a échappé : quand regardes-tu tes prochaines actions ?

@Romain a ta question « Du coup y’a une chose qui m’a échappé : quand regardes-tu tes prochaines actions »
Tres bonne question qui merite developpement ! En fait lorsque j’en ai besoin. Mais c’est pas souvent.

Effectivement je planifie « appels a passer » disons à 10:00 pendant 1:00 et la je vais la regarder.
Si je planifie entre 13:00 et 13:30 ordinateur idem je vais ne faire que cela.

Mais le vrai boulot n’est pas fait la. Il est sur les 3 projets prioritaires que je me suis fixé et qui sont en time blocking et la ça part dans tous les sens telephone, email etc… Je ne regarde pas mes prochaines actions mais ma liste projets.

A la reflexion je me rend compte que je bosse plus par « sujet ». Imaginons que je bosse sur le dossier de prevoyance swisslife je vais tout faire en time blocking. Verif contrat, appels pour precision, signature, envoi par email. Je travaille à partir de mon projet Negocier prévoyance et je sors tout le reste de mon champs de vision. (1)

Idem j’ai bossé sur Salesforce ce soir en 1:00 j’ai tout bouclé. J’ai été aussi loin que c’etait possible. On en parle plus. Je note juste que j’attend le retour du technicien avec la date ou j’ai fait ma demande et une dead line si elle est imperative (uniquement)

En verité les listes de prochaines action sont plus un handicap pour moi qu’un moyen de faire. Elle me servent dans des cas tres particluier comme la liste de mes appels de prospection par exemple. Mais pas de négociation. L’appel de négo sera traité pendant le time blocking du travail immeuble X ou je vais faire tout qui est possible pour le traiter.

Au contraire regarder ma liste par contexte de prochaine action va en l’espece me perturber et me bloquer dans l’action.

Je sais que c’est pas GTD mais les next action GTD ça n’a jamais marché pour moi. Moi je fonctionne objectif / delai - et focus /resultat. Il n’y a pas de 2 eme place dans mon job… Et mon but c’est pas de faire des choses mais d’avancer aussi vite que possible et surtout de réussir ce que je veux realiser… :joy:

(1) C’est pour ça que j’aimais tant Things car c’est un peu son mode de fonctionnement par sujet et par planification… OF est plus axé tag ou contexte mais sa puissance et son adaptabilité est sans commune mesure avec la majorité des logiciels que j’ai testé…

Pour ma part, je sais un truc: si je ne planifie pas mon deep work à l’avance, je vais faire du busy work. Parce que j’ai peur de « rater » des choses importantes, je vois les urgences dans ma boîte mail qui crient, et face à mon ordi (je travaille à domicile 90% du temps), c’est à ça que je vais consacrer mon temps. Le temps d’écriture – plus difficile, plus anxiogène, plus complexe – fondra pour me donner l’illusion d’avancer… sur des trucs qui ne sont pas mon vrai métier.

Grâce au time-blocking, je sais que j’ai 1h tous les soirs pour gérer ça (et que ce qui n’est pas fait sera géré le lendemain). Cela compartimente mon temps d’une façon que GTD pur ne me donne pas… peut-être parce que je manque de volonté, je ne dis pas. :blush: Mon système GTD (OmniFocus) devient une sorte de dépôt de choses en cours, dans lequel je pioche les vraies priorités du jour et de la semaine.

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Je crois qu’il faut se garder d’attribuer une trop grande orthodoxie à GTD. Ce que fait la méthode, selon moi, c’est nous remettre face à nos responsabilités et nous proposer à chaque instant le choix de décider ce qu’il convient le mieux de faire.
Ce n’est pas incompatible avec les approches que vous mentionnez tous les deux.

@lkw, je suis confus de le dire, mais si une urgence est une vraie urgence, il faudra t’en occuper avant l’écriture de ton livre. Si tu peux ne pas le faire, c’est que ce n’était pas une réelle urgence. CQFD. Par exemple, si les pompiers viennent t’exfiltrer d’un incendie, malgré toute l’abnégation au travail qui te caractérise et t’honore, je pense que tu les suivras :laughing:. Si l’urgence vient juste de ce qu’un email crie « je suis urgent », ce n’est pas une vraie urgence (d’ailleurs un e-mail urgent, ça n’existe pas, il ne viendrait l’idée à personne j’espère d’avertir ces mêmes pompiers du sinistre en cours par email, je pense…).

On en vient à autre chose, qui est l’impression de devoir traiter un truc parce qu’on est sympa et que la personne en face nous le demande avec plus ou moins d’insistance ou de légitimité hiérarchique, et que comme c’est plus « facile » que le gros travail de fond, on va être tenter de s’y coller pour « avancer » quand même et se déculpabiliser de ne pas faire ce qu’on sait qu’on devrait faire à la place (la vache, j’ai l’impression de commencer à faire des phrases aussi longues que David… :astonished:).

En clair, ne tuez pas le messager :-), ce n’est pas la faute de GTD si on ne parvient pas à s’astreindre à la meilleure chose à faire, GTD ne fait que proposer toutes les options pour que l’on choisisse en âme et conscience. Le fait de ne traiter ses entrants qu’une seule fois dans la journée est une excellente pratique GTDesque (perso, je le fais 2 fois par jour pour que ça me prenne moins de temps à chaque fois), pour justement travailler à ce qu’on souhaite le reste du temps. Pas besoin de time blocking pour cela, mais ça fonctionne bien avec quand même.

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Il est vrai que la méthode productive et sereine invite à un fonctionnement par contexte davantage que par projets. C’est même un peu le switch délicat à réaliser quand on commence à pratiquer. Cela étant, ce n’est pas non plus une obligation en soi. Beaucoup de gens se servent par exemple des contextes uniquement comme « point de départ » du travail du jour, et c’est un peu ce qu’il me semble que @francois fait (sauf qu’au lieu de le faire à partir des listes de prochaines actions directement, il le fait à partir de la liste de projets… ce qui oblige à retrouver la prochaine action). Je regarde ma liste d’appels et celle de l’ordinateur, et la comparaison me montre que ma tâche la plus importante du moment est un coup de fil, je le passe. Une fois cela fait, soit je peux continuer sur le même projet et je vais le faire parce que finalement je sais que c’est la meilleure chose à faire, soit je ne le souhaite pas (soit encore, je ne le peux pas parce que l’action suivante est impossible à réaliser dans mon contexte actuel) et je vais reporter l’action suivante dans le contexte idoine pour repartir directement de là la prochaine fois que je serai dans le contexte qui le permet. On n’est pas obligé de rester coûte que coûte dans la liste d’appels !

Cela étant, pour certaines listes, comme le soulignait @Margott ailleurs, on se fatiguera moins à y rester qu’à switcher de « mode opératoire » du cerveau pour rester dans le même projet. C’est toujours ça de pris !

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C’est hyper interessant de lire vos approche et merci @Romain pour tes explications et ton expérience. Je croyais (bêtement) qu’il fallait rester scotché à la liste de contexte. je comprends que l’approche projet est aussi possible. C’est moins rigide que je ne le pensais :rofl:

Juste pour l’anecdote dans Omnifocus la prochaine action se met en 1er. On met tout apres (moi je groupe ensemble ce que j’attends, puis les someday et enfin en bas de liste j’ai mes actions terminées). En dehors des projets parallèles ou séquentiels, Il y a une vue dans « contexte » qui s"appelle prochaine action. De sorte qu’on a d’origine dans le programme la prochaine action (#avec Things ou il faut creer un tag @NA) donc je ne recherche pas ma prochaine action je la lis d’office et lorsqu’elle est terminée je la glisse en fin de liste et je met ma prochaine action.

Puis si je n’ais plus rien à faire concernant mon projet, je passe à autre chose…

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@Romain du coup est-ce une bonne pratique le matin de dégager deux / trois priorités pour la journée ? ou devons-nous regarder la liste d’action à faire à chaque fois ?

Il m’arrive souvent de définir deux / trois actions et, du fait de la longueur de l’action (plusieurs jours) ou des priorités qui arrivent, de ne pas la regarder de la journée.

Enfaite je travaille comme ça (pour le moment), une liste des actions à faire et une liste pour la journée (qui peut perdurer suivant le temps nécessaire à chaque actions).

En fait, ce n’est pas la peine. Tu verras que si tes listes de prochaines actions contiennent vraiment des prochaines actions (concrètes, commençant par un verbe d’action, bien détaillées et « préparées »), on n’a plus besoin de se définir des choses à faire a priori. Il suffit de consulter ses listes de contextes (même quand il y en a plusieurs, c’est très rapide, moins d’une minute souvent pour revoir une cinquantaine de prochaines actions possibles), et la prioritaire saute à la figure.

Sans indiscrétion @Erwann, quel genre d’action as-tu qui dure plusieurs jours ?

Par exemple je travaille sur des plans architectes que je dois modifier. Cela peut me prendre quelques heures ou plusieurs semaines.

Si on veut du concret, hier matin j’ai défini ma priorité à « faire plans … » car c’est le rendu le plus urgent pour mon travail.

Entre temps j’ai eu des interruptions, mon patron qui est venu parler, des collègues qui posent des questions…

J’ai eu d’autre tâches qui se sont ajoutés et qui sont passés devant comme faire un devis.

Du coup je sens que cette façon de travailler est compliquée :

  • Je partage mon bureau donc c’est pas simple pour s’enfermer dans un travail fixe

  • Historiquement dans l’entreprise ça a toujours été comme ça, quand tu as une question tu te pointes et tu la pose

Avant mes problèmes je n’avais pas de souçis particulier avec ce mode de fonctionnement mais depuis et avec la découverte de GTD je sens que sa pourrait être beaucoup mieux.

Si on se resume partiellement @Romain @lkw si j’ai bien compris, il y a plusieurs approche de l’action il ya les adeptes de :

  • @Romain 100% GTD Tout en improvisation : Je ne planifie rien de rien (sauf le choix de mes projets pendant ma WR), je choisi mes priorités en fonction de l’instant et de ma liste d’actions (bien définies) et j’avance comme ça…

  • @lkw Je planifie et je bloque du temps pour faire un sujet (Time blocking) et si j’ai le temps j’irai voir mes prochaines actions mais c’est mon schedule le plus important approche très mac cormack.

  • @francois Je cree une feuille de route journalière sorte de tableau synthetique de tout qui est la photographie instantanée de ma journée, ce que j’ai prévu de faire, mon time blocking (c’est la meme approche +/- que @lkw) et je controle ce qui a été realisé. Je travaille sujet par sujet et puis si j’ai le temps par contexte (autant passer tous mes appels en meme temps… approche de l action mixte GTD, Maccormack et Franklin.

Je dois vous confier que vivre comme @Romain au jour le jour au fil de l’eau comme ça en choisissant ma priorité du moment, me terrifie.

D’abord je crois que j’en serai incapable j’ai besoin d’un minimum de structure. J’ai été eleve et fonctionne en pensant <<et d’abord et ensuite et enfin>> Ce qui ne veut pas dire que je ne m’adapte pas. S’il y a un sujet plus important (les pompiers) je le fait immédiatement et mon schedule je m’en fou… Une fois l’evenement passé soit je le reprendrai soit je l’adapterai. Mais force est de constater que 90% du schédule du jour est axé sur mes priorites du jour, au final Realise. Par ailleurs je constate que les choses sont sous controle. Je sais ce que je fais, combien de temps ça m a pris, pourquoi je l ai fait et comment.

J’ai toujours pensé que GTD est conçu au depart pour des cadres de grosses boites.

Dans les grosses boites, selon mon expérience, on fonctionne objectif delai. Il y a un certain process une certaine organisation. On depend des un et des autres et la consigne c’est d’avancer sur tous les projets en meme temps quitte a en faire un petit bout par petit bout…En parallèle. Un seul impératif, respecter le délai. Peu importe le temps que ça prend du moment que ce soit fait au moment du délai. C’est bien pourquoi (avec la pression etc…) il y a tant de burn out et de démissions ou de départs. Les objectifs sont haut et les gens bossent comme des brutes quittent a sacrifier leur vie de famille (et leur vie tout court) pour les réaliser. A la fin on aura tout fait et satisfait le patron, trop heureux que le boulot soit fait meme si ça prend un certain temps…:laughing: jusqu’au moment ou certains décident de tout envoyer péter et de vivre leur vie (à condition d’en etre capable) ou de changer de crémerie mais je m égare…

Pour les indépendants c’est différent. Ce que je veux dire c est qu il est vital d anticiper et comme personne ne vous dit quoi faire (c est vous le patron) on doit reflechir à court terme, moyen terme et long terme et agir aussi complètement que possible sur un sujet.

Je vais etre un peu trivial mais on n’est pas chez les bisounours (ail en écrivant ça je ne vais pas me faire de copains ! :rofl: ) Quand tu a ta boite tes erreurs tu les paye cash. Tes reussites sont tout aussi cash. tu as intérêt a choisir le bon train et connaitre aussi leur planning d’arrivée pour anticiper. A toi de decider si tu monte ou pas dedans. si tu traites tout à la fois c’est la meilleure maniere de se planter. On ne peut pas courrir 50 lievre à la fois. Et comme je l’ai dit la concurrence est feroce et le but c’est pas de figurer en 2 eme place mais de gagner :grin:

En resumé on doit ANTICIPER car on a vite fait de couler avec les « multitudes d’infos » qui nous arrivent toutes les secondes…" Et puis je voudrais parler aussi de l importance cruciale des habitudes.

quand on fait un truc long comme @lkw ecrire un livre ce qui est dur et long il faut des habitudes. C’est comme la guitare. Il ne me viendrait pas à l’idée d’ecrire dans ma liste d’action jouer de la guitare. J’ai pris l’habitude de jouer 30 mn tous les jours à 21:00 (tant pis pour les voisins :joy:) et dans ma liste projet j’ai ce que j’ai prévu m feuille de route du jour : exemple « reviser les anatoles » et jouer Highway to hell pendant 10 jours :rofl:

Tout ça pour dire que la méthode de travail est capitale. C’est pour moi 80% de la reussite. Quand je dis méthode c’est tout confondu GTD organisation, savoir faire, savoir être etc…

C est la que je suis plus réservé sur les contextes. Si on les prend juste comme un critère de choix, ce qu ils sont si j ai bien compris Romain c est ok. C est une liste comme une autre. Un inventaire de prochaines actions destiné à susciter l action. Si on se met à travailler uniquement à partir des contextes sans focus projet ou priorité reflechir et décider la je ne suis plus d accord. Le travail n avance pas et ça peut partir en vrille, en tous cas chez moi.

Par ailleurs, quand DA dit « que penser 2 fois à quelque chose c’est pour lui une perte de temps » cela me parait totalement illusoire. On ne peut pas penser une fois par semaine à un sujet (sauf pour les trucs basiques bien sûr !). Pour certains sujets, Il faut le temps que ça murisse. Qu’on revoit le sujet. Qu’on echange. Qu’on rebatisse des plans et des options. Et puis en parallèle, il faut se rappeler que la vie est complexe comme on le disait. Elle rebat les cartes parfois instantanément.

Donc d’une part il faut une feuille de route pour savoir ou on va, mais il faut aussi un plan B et le plus important et la je rejoins gtd s adapter aux circonstances et faire ce que j appelle monter dans le bon train…

Petite rectification, ce n’est pas ce qu’il dit. Il dit que penser deux fois la même chose, c’est une perte de temps et d’énergie. Évidemment que beaucoup de sujets de fond travaillent « en arrière plan » tout seul. Penser fréquemment à telle ou telle chose fait avancer, mais penser fréquemment la même chose est une perte de temps.

Je ne pense pas qu’il s’agisse de définir ce à quoi GTD est bon ou pas, car c’est tenter de forcer la méthode à dire quelque chose qu’elle ne dit pas. La méthode nous rappelle juste tous les engagements que l’on a accepté en nous les présentant en toutes circonstances pertinentes. Elle ne nous donne aucune priorité, car ça, c’est notre job. Elle ne nous dit pas quoi faire avant quoi ou dans quelle ordre. Ça aussi, c’est notre job. Elle nous dit juste : « tes engagements sont là, tes objectifs sont ici, ta vision idéale est celle-là (et tu as le droit de tout changer si tu veux) ; maintenant, débrouille-toi, c’est toi le chef ».

J’ai remarqué que cette responsabilisation était parfois mal vécue. J’ai l’impression que beaucoup de participants aimeraient une méthode qui leur dise quoi faire (c’est par exemple ce que tente la matrice d’Eisenhower : une fois que c’est rangé dans telle ou telle case, c’est pratique, on peut avoir l’impression que le système nous dit quoi faire). C’est illusoire. La seule personne la plus à même de choisir quoi faire, c’est soi-même. Choisir ou reconnaître nos priorités est notre travail, et aucune méthode ne va faire ce travail à notre place.

Il faut aussi se rappeler qu’il est tout à fait normal que cette méthode fonctionne pour tout le monde, contrairement à pas mal de méthodes « intellectuelles », vu la façon dont elle a été conçue : par l’observation objective de plusieurs milliers de personnes de tous milieux confondus —à noter qu’elle est aussi la seule méthode validée par la recherche en psycho cognitive ; Jean-Philippe Lachaux en dit beaucoup de bien dans ses livres, notamment. Elle excelle chez ceux qui la font exceller, qu’il s’agisse de techniciens, informaticiens, artistes, ingénieurs, qu’ils soient dans une grande structure ou indépendants (damned, j’ai l’impression de faire l’article…).

Le besoin d’anticipation est légitime, il vient pour nous rassurer mais on sait bien aussi au fond qu’il n’a aucune garantie de tenir la route (un vieux proverbe dit « si tu veux faire rire Dieu, parle-lui de tes projets » :slight_smile: ). On ne peut contrôler les choses que dans une certaine mesure : tu peux contrôler ton bateau, mais pas la météo. GTD permet le contrôle du bateau, pour la météo il faut s’adapter suivant ce qu’elle est. Quelle que soit la course prévue au départ, quel que soit le bateau ou le skipper :slight_smile:

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